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Pain and suffering in Paris

24 février 2006

 

Plus de six mois que j’attendais ça, et voilà, c’est fait, j’ai vu l’un de mes groupes fétiches sur scène. Le jour où j’ai acheté ma place pour Depeche Mode à Bercy, il n’y avait encore qu’une seule date possible, et toutes les bonnes places, de toute façon trop chères, étaient déjà parties. Depuis, les billets pour les trois soirées de suite se sont vendus comme des petits pains et j’ai pu me préparer psychologiquement à aller écouter en live des chansons capables de provoquer une véritable ferveur religieuse chez moi.

Coup de théâtre mardi à l’heure du déjeuner : Patcharée m’appelle au travail pour m’annoncer qu’elle vient d’obtenir une place pour le concert ! Ca existe, une chance pareille ? C’est un client de la boutique où travaille un ami de son fils qui l’a revendue au prix normal… Incroyable, il aurait pu la vendre sans peine à 200 euros ! Ca c’est un bon fan de Depeche Mode. Voilà donc ma Patcharée qui sautait dans tous les coins, excitée comme une puce, et moi toute contente à l’idée d’être accompagnée à un concert, pour une fois.

On s’est retrouvées un peu en avance pour papoter par terre, dans la fosse. Notre « conversation entre filles » a du en faire sourire plus d’un-e alentours, mais il se trouve que j’ai des choses à dire, en ce moment [sourire mystérieux]. J’ai apprécié d’entendre The Bravery en première partie, dont je me passais beaucoup l’album l’été dernier. C’est un des meilleurs clones de Cure actuellement, au point de vue mélodies, rythme, émotion, bien meilleur que Bloc Party, à mon humble avis. Patcharée faisait un peu la gueule : « Allez, trois chansons ça suffit, allez vous-en, maintenant ! » Puis, peu satisfaite de notre position dans la salle, un lieu de passage, elle m’a plantée là pour aller vers le fond (disons qu’elle a essayé de me convaincre qu’on y serait mieux, mais hors de question que je lâche un centimètre, me trouvant déjà assez loin de la scène comme ça…).

J’avoue que ça ne m’a pas affligée longtemps quand le groupe est monté sur scène, au son de la terrible sirène qui ouvrait l’album Playing the Angel. Ah… Dave Gahan en veste, Fletcher et… une créature non identifiée sur le côté, ils enchaînent sur « John the Revelator » et j’ai craint un moment qu’ils ne jouent tout l’album dans l’ordre. Mais non, les premières vieilleries arrivent, et tout Bercy se transforme en immense karaoké, la foule en liesse contrastant avec les messages déprimants défilant sur les écrans futuristes (déco style petits robots de l’espace).

Depeche Mode, c’est avant tout le spectacle d’un homme qui plaît aux femmes. Il y a d’abord la voix, grave et chaude et sensuelle, mais il y a aussi ça :

dave1

 

De son côté, Martin joue habituellement la carte du charme et de la discrétion. Mais que s’est-il passé cette année ?! Jouant probablement sur les rumeurs de tensions et de problèmes d’ego au sein du groupe, il a sorti son costume de coq. Littéralement : il portait une hideuse cagoule avec un crête et un plumage fort seyant dans le dos. Pourquoi, Martin, pourquoi ?? me demandai-je en fixant désespérément l’écran, sur lequel il chantait avec application sous ses épaisseurs de duvet ténébreux.

La discrétion n’était que feinte, lorsqu’il a enfin fait son numéro. Le voilà qui enlève soudain sa cagoule-crête, révélant son habituelle chevelure péroxydée, ne gardant que ses petites ailes, désormais plus angéliques que volaillères, et qui court au-devant du public, comme pour dire : « Regardez-moi, je suis blond et je suis mignon ! » Effet réussi, tout le monde a applaudi. Sur ce, il commence à chanter « Home », la plus belle chanson-émouvante-que-je-chante-même-si-elle-est-trop-dure-pour-moi de tous les temps. Mission accomplie, la salle n’a eu d’yeux que pour lui pendant plusieurs minutes.

J’ai passé un très bon moment, m’étant placée à proximité d’un groupe de joyeuses beuglantes-sautillantes qui m’ôtaient toute inhibition. Parce que quand ils chantent « Never Lever Me Down Again », c’est quand même bien de mimer les petites étoiles qui scintillent dans le ciel, tout comme de manifester sa lassitude de « Just Can’t Get Enough » par une chorégraphie (volontairement) ridicule. Et puis j’ai chanté, tout du long. Je connais la plupart des chansons par coeur. Et qu’il est doux d’entonner à tue-tête une chanson qu’on aime depuis des années en même temps que celui qui l’a écrite !…

 

martin

Photos prises chez backdoor en attendant d’avoir celles du 21 février

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One Comment leave one →
  1. urgonthe permalink
    13 juin 2011 15:04

    Je suis toute émue de lire ça. Depeche Mode a été un de mes groupes cultes. Les voir en concert après tout ce temps, ça dû être magique.
    Quelle chance!
    Posté par Livy, 27 février 2006 à 20:59

    tout pareil Ils ont forts, ces gars là !
    Posté par mymy marmotte, 03 mars 2006 à 01:24

    Jalouse …
    Et qu’il est doux d’entonner à tue-tête une chanson qu’on aime depuis des années en même temps que celui qui l’a écrite !… Ca c’est bô
    Posté par Germaine, 01 avril 2006 à 14:24

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