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La trilogie des magiciens

11 septembre 2007

J’ai lu les trois premiers tomes de la série des Derynis, à savoir ceux qui correspondent à la trilogie des magiciens : Le réveil des magiciens, La chasse aux magiciens et Le triomphe des magiciens. Je pense que je m’arrêterai là avec Katherine Kurtz. Ca se lit tout seul, sans y penser, mais justement, j’ai besoin de me sentir un peu plus impliquée dans mes lectures.

L’histoire suit les déboires du jeune roi Kelson, qui se retrouve avec des rebelles aux portes du royaumes, des menaces d’invasion et un clergé au bord de l’apoplexie que son plus proche conseiller, Morgan, soit un sorcier Deryni passible d’hérésie. Cette race ne se distingue des humains que par ses pouvoirs magiques, en partie oubliés suite aux persécutions dont elle a été victime.

On a la reconstitution d’un monde médiéval réaliste grâce à l’omniprésence de la religion chrétienne dans la société, ce qui est unique en son genre dans la fantasy, où les auteurs préfèrent ignorer la religion ou inventer la leur. La magie est bien présente et s’étoffe au fil de l’intrigue, avec un léger abus des passages secrets et potions en tous genres.

Je pense que beaucoup de gens louent les Derynis pour la même raison que la Belgariade : ils l’ont lu à douze-treize ans et ont du être enchantés par le fait que le héros sorte tout juste de l’adolescence, par la simplicité / naïveté du style, l’intrigue simple et le nombre limité de personnages, du moins au début.

J’ai été irritée par le simplisme des méchants, qui complotent avec malignité, espionnent, frappent avec traîtrise, sont aussi pervers qu’arrogants. On ne compte plus les méchants au sourire sardonique ou cruel (en plus, ils sont homosexuels).

Je tique également sur l’absence presque totale de femmes dans le groupe des héros. Les rares personnages féminins rencontrés se rangent dans trois catégories : les méchantes méchantes ; les hystériques, nerveuses, incompétentes ; celles qui suscitent un sentiment amoureux… C’est quand même gênant, à l’époque où paraissait également la Romance de Ténébreuse.

Pour les points positifs : un héros et ses amis au comportement noble, juste, courageux, de vrais chevaliers. Ca réconforte parfois de voir véhiculer de belles valeurs classiques dans ce monde de brutes cyniques !

En résumé, les Derynis ne sont pas une oeuvre désagréable à lire, surtout dans les transports, mais :

  • Ils me semblent plus adaptés à des adolescents (12-13 ans).
  • Ils véhiculent des valeurs conservatrices.
  • L’intrigue n’est pas comparable à celle d’autres cycles plus ambitieux.

Katherine Kurtz, La trilogie des magiciens, Pocket, 1043 pages

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