Skip to content

The Lady and the Unicorn

18 septembre 2007

Entre le Paris des maisons bourgeoises fortunées et le Bruxelles des austères artisans du XVe siècle, Tracy Chevalier s’attache à dérouler le fil des idées inspirées par une oeuvre d’art. Après la Jeune fille à la perle, son imagination s’exerce cette fois sur les célèbres tapisseries de la Dame à la Licorne.

Elle décrit très précisément les étapes de la confection du bel objet : la commande par un notable soucieux avant tout de conforter sa position sociale, les premières ébauches puis la peinture définitive par un artiste, les négociations avec les tapissiers qui pensent en termes de coût des matières premières, la transposition des peintures en dessins à l’envers propres à être reproduits sur le métier à tisser, le lent travail de tissage puis de couture dont seul le résultat final est visible.

Autour de cette création délicate, s’affrontent des personnages aux désirs tumultueux, se débattant contre les conventions de l’époque. On voit les femmes flouées par ce que leur famille considère comme leur destin, qui est bien souvent de servir de monnaie d’échange entre deux commerces par le mariage. L’auteure ne cherche pas à enjoliver leur morne existence et tente de montrer les choses de manière réaliste, une constante chez elle.

J’ai adoré, comme dans ses livres précédents, les minitieuses descriptions du métier des artisans, indiquant de sérieuses recherches historiques. J’ai moins apprécié le côté par trop intimiste de l’intrigue, qui se concentre sur l’intérieur des foyers alors qu’on aimerait en savoir plus sur la cour du roi ou les guildes d’artisans. Un défaut bien actuel… Mais à présent, j’espère voir très bientôt les tapisseries de mes propres yeux au musée de Cluny [une description détaillée ici, où j’ai emprunté la photo].

Tracy Chevalier, The Lady and the Unicorn, HarperCollins, 2003, 290 pages.

Publicités
One Comment leave one →
  1. 19 août 2011 12:29

    Tu devrais te régaler devant la tapisserie. J’y avais passé une bonne heure totalement béate (et seule, une chance) assise dans la salle! C’est magnifique. Par contre je n’ai pas lu le roman, mais il se peut que je change d’avis!
    Posté par chiffonnette, 01 octobre 2007 à 19:27

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :