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La Coupe d’or

8 octobre 2007

Du pur Henry James, avec ses personnages précieux, un peu snobs, qui partagent d’un ton rêveur des considérations subtiles sur la psychologie d’êtres supérieurement beaux et intelligents. Il ne néglige pas les symboles voyants, telle cette coupe fêlée, à l’image du couple amoral qui se rit des conventions pour vivre pleinement son amour. Mais le livre contient aussi parmi les passages les plus sensuels de l’auteur, où les amants se regardent et se frôlent, sans le moindre geste trivial. Quelques passages radieux qui provoquent un fort sentiment de nostalgie à la fin de l’histoire.

Un nouveau tour de force d’allusions voilées, quasiment dépourvu de scènes d’action, remplacées par des dialogues entre personnages annexes. Les quelques scènes « physiques » n’en ressortent que davantage, presque traumatisantes par leur énergie.

Henry James, La coupe d’or, Le Livre de poche, 600 pages.

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One Comment leave one →
  1. 23 août 2011 10:21

    Comme vous le dites fort justement, Henri James se complait à fouiller, avec une extrême sensibilite, les gens snobs.
    Il est un peu, malgré les différences, un Proust anglais..
    Posté par sybilline, 29 mars 2008 à 23:13

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