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L’immortalité moins six minutes

15 octobre 2007

Amies de la décence et du bon goût, planquez-vous ! Catherine Dufour est de retour avec le tome 0, donc une préquelle, à sa série « Quand les dieux buvaient », qui en compte déjà trois. Et il est du même tonneau (dont le contenu susciterait des interrogations).

Avec les aventures des fées en apprentissage Pétrol’Kiwi et Pimprenouche, lesbienne prosélyte, l’auteure prend le fallacieux prétexte de sauver le monde de l’éther de la vengeance  de cette saloperie d’elfe noir Moudubas, le mal nommé, pour s’offrir la parodie la plus dépravée qui soit du Seigneur des Anneaux.

C’est absolument consternant pour quiconque a conservé un minimum de sens esthétique, hilarant lorsqu’on s’en balance pour une heure ou deux. Evidemment, passées les 80 premières pages de présentation du terrible sort dont est victime la pouffe Babine-Babine, menaçant par ricochet tout l’univers, l’intrigue n’a rien d’original et devient même assez poussive quand on maîtrise déjà son Tolkien. Tout l’intérêt réside dans les tournures fleuries employées à propos de tel ou tel personnage bien connu : devinez donc qui peut bien être Belle Cuisse, Dupoisson ou Gafton…

L’humour bien gras, ça va un peu, mais suite à deux trois blagues sur le viol, j’émets des réserves. Catherine Dufour va trop loin dans la vanne et offre une intrigue très décousue, manquant les opportunités offertes par son sujet du fait que les fées calamiteuses n’ont presque aucune intéraction avec les personnages de la Terre du Milieu. L’impression générale est donc moyenne, comme pour ses autres livres.

Pétrol’Kiwi fit un grand sourire au garde qui, caché dans son petit mirador de rondins, lui répondit par une nouvelle grimace :
– Et pourquoi voulez-vous le voir, maître Pistou ?
Pour baiser sa femme ! aboya Pimprenouche.
Excusez-la, elle a un peu bu, bafouilla Pétrol’Kiwi en donnant un second coup de coude dans le sein droit de Pimprenouche. Une simple visite de courtoisie.
– Bon, bon, grommela le garde en descendant de ses rondins. La courtoisie, je comprends ça. Le reste aussi, notez bien.
Et en plus, ça marche, murmura Pétrol’Kiwi avec effarement, tandis que la porte tournait en grinçant. [p. 44]

Catherine Dufour, L’immortalité moins six minutes,
Nestiveqnen, 2007, 255 pages.

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One Comment leave one →
  1. 18 août 2011 11:23

    Mouaif… J’ai du mal avec ces parodies. J’ai essayé celle sur Harry Potter et la Ménopause des fées par exemple, et je reste perplexe… Pourtan niveau humour potache qui tache, je ne suis pas bégueule!! Je me demande quelle est la solution!
    Posté par chiffonnette, 16 octobre 2007 à 20:53

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