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Enquête dans le brouillard

19 décembre 2007

Quel meilleur choix pour se mettre dans l’ambiance durant le trajet Paris-Londres en Eurostar qu’un roman d’Elizabeth George ? Car, si cette écrivaine est américaine, elle ne cache pas sa passion pour les îles britanniques et s’entend à merveille à la faire partager.

Je me suis donc attaquée au premier de ses polars, dont les ingrédients ont comblé toutes mes attentes. Un brave écclésiastique campagnard fait appel à Scotland Yard pour résoudre un cas épineux de décapitation. Une équipe improbable est dépêchée sur place : Barbara Havers,  laide, mal atiffée, un caractère de chien qui lui a valu d’être rétrogradée à la circulation, et Thomas Lynley, beau, distingué, intelligent. C’est avant tout l’affrontement de deux classes sociales, le prolétariat urbain et la noblesse propriétaire. Barbara déteste d’instinct le beau blond tiré à quatre épingles. Lynley, de son côté, se demande ce qu’il a fait pour mériter la compagnie d’une telle furie.

L’auteure n’y va donc pas avec le dos de la cuillère pour construire ses personnages. Ca devient drôle quand ces deux coéquipiers sont censés enquêter en prenant des gants dans un contexte délicat, exigeant de grandes qualités psychologiques. Autour du meurtre, c’est toute une petite ville au charme suranné qui s’agite, avec ses habitants plus ou moins torturés. J’ai davantage aimé la description du milieu que la résolution du meurtre en tant que telle. De quoi me donner envie de lire les autres aventures du couple qui tue, assez proche finalement de celui formé par Scarpetta et Marino chez Patricia Cornwell !

Elizabeth George, Enquête dans le brouillard, Omnibus, Romans 1, 2003,
pages 359 à 640 (première édition : A Great Deliverance, 1988).

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One Comment leave one →
  1. 19 août 2011 11:40

    Quelle chance tu as de commencer la série des Elisabeth George ! Les personnages s’étoffent au fur et à mesure des enquêtes, c’est toujours bien écrit et côté polar c’est pas mal non plus !
    Posté par freude, 19 décembre 2007 à 14:52

    Bonnes Fêtes à toi et ta famille
    Posté par Michel, 24 décembre 2007 à 16:23

    J’ai bien aimé l’analyse psychologique des personnes, dans ce roman policier. Les livres de E. Georges me rappellent assez bien les oeuvres de Ruth Rendell et de Dorothy Simpson. L’ambiance typiquement anglaise, la description des petits et gros travers de chacun des protagonistes de l’histoire, y sont admirablement rendues.
    Posté par Sourifleur, 16 avril 2008 à 17:14

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