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Le lieu du crime

26 décembre 2007

Nouvelle enquête pour Barbara Havers et Thomas Lynley dans le cadre idéal-typique d’un manoir écossais transformé en hôtel, coupé du reste du monde par le temps hivernal. Une dramaturge est retrouvée sauvagement poignardée. L’un des invités est forcément le meurtrier !

J’ai apprécié le fait que les enquêteurs ne sachent absolument pas où ils allaient. Leur vision est déformée en permanence par leur origine sociale ou leurs passions du moment. Ils commettent à plusieurs reprises de grossières erreurs. Le milieu décrit, celui de la scène, m’a bien plu aussi. Loin du côté paillette, l’auteure campe des personnages nombrilistes et caractériels, dont on finit par penser que le meurtre n’est pas leur pire côté. Ah, et puis il y a une scène de sexe très réaliste, aussi.

Mais bon, on a encore une fois l’entourage des policiers mêlé à l’affaire complètement par hasard, ici lady Helen ; c’était déjà le cas dans le premier roman avec le couple Saint James. Ca commence à faire un peu gros ! Heureusement qu’il y a une vraie intrigue policière cette fois-ci, avec une totale incertitude sur le coupable jusqu’à la fin.

L’éclairage de la salle à manger de Westerbrae était de ceux qui rajeunissent tous les convives de dix ans, grâce à des appliques de cuivre sur les murs lambrissés et des candélabres placés à intervalles réguliers sur le plateau rutilant de la longue table d’acajou. Barbara Havers était installée à une extrémité, le plan de l’inspecteur Macaskin étalé devant elle, et comparait celui-ci à ses notes. La cendre incroyablement longue qui pendait au bout de la cigarette entre ses lèvres donnait l’impression qu’elle tentait de battre un record mondial, et elle plissait les yeux dans la fumée. Non loin de là, un des hommes de Macaskin, qui sifflait Memories avec une conviction passionnée, relevait les empreintes sur des dagues écossaises exposées en cercle au-dessus d’un buffet. Celles-ci faisaient partie d’une large panoplie de hallebardes, mousquets et haches de Lochaber, tout aussi meurtriers les uns que les autres.
Les sourcils froncés, Barbara tentait de concilier ce que lui avait appris Gowan Kilbride avec ce qu’elle voulait croire des faits. Ce n’était guère facile, et peu crédible. Elle fut soulagée lorsque l’écho d’un pas qui descendait le hall lui fournit un prétexte pour reporter son attention ailleurs. Elle leva les yeux, et la cendre de sa cigarette tomba sur son pull ras du cou. Elle la balaya d’un geste irrité, laissant sur la laine une trace grise. (p. 715)

Elizabeth George, Le lieu du crime, Omnibus, Romans 1, 2003,
pages 641 à 942 (première édition : Payment in Blood, 1989).

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One Comment leave one →
  1. 19 août 2011 11:39

    Je suis une inconditionnelle des romans d’Elizabeth George et je suis ravie de découvrir le blog d’une de ses lectrices.
    Posté par Claire jane, 28 décembre 2007 à 20:28

    A vrai dire, je découvre tout juste ses premiers livres et, si la lecture en est prenante, je ne la porte pas pour autant aux nues. Les enquêtes sont bien menées mais je trouve les personnages encore un peu « frustes ». Il paraît qu’ils s’étoffent par la suite, alors on verra bien…
    Posté par canthilde, 29 décembre 2007 à 01:14

    Peux tu me dire le premier livre de cette auteure car je ne la connais pas du tout et je n’en ai jamais entendu parlé, je participe aussi au challenge 2008 alors réponds sur le challenge, merci.
    Posté par toinette80, 13 janvier 2008 à 18:52

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