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La Route

14 avril 2008

Dans un univers post-apocalyptique désolant, un homme et son jeune fils progressent difficilement vers le sud. Pas âme qui vive, la plupart du temps, et ce n’est pas plus mal. Dans un contexte d’âpre survie, où la faune et la flore ont quasiment disparu, un inconnu ne représente qu’un ennemi, voire un bifteck potentiel.

Le style est dépouillé à l’extrême, l’intrigue aussi plate que cette route qui a englouti humains et véhicules à la suite d’une catastrophe non expliquée. Les deux survivants se raccrochent à leur seule relation possible, à coup de dialogues parfois émouvants, souvent faciles, où le père essaie en vain de protéger son fils. Le pauvre petit en a déjà trop vu.

Je me suis laissée porter par cette prose pas si plate qu’il n’y paraît, horrifiée mais non surprise par cette révélation de l’humanité la plus noire, une fois livrée à elle-même. Le propos se veut universel et, si ce n’étaient les allusions à certains paysages ou les fréquentes adresses à un dieu décidément bien cruel, l’histoire pourrait se dérouler partout ailleurs qu’aux Etats-Unis. Elle semble parfaitement plausible.

Cormac McCarthy, La route, Editions de l’Olivier,
2008, 245 pages (The Road, 2006).

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One Comment leave one →
  1. 19 août 2011 12:24

    J’apprécie toujours beaucoup tes commentaires qui vont droit à l’essentiel et ne se contentent pas d’applaudir à tout rompre tout ce que la presse célèbre…
    Posté par sybilline, 15 avril 2008 à 21:57

    Ce n’est définitivement pas pour moi, ces trucs d’apocalypse… déjà que je préfère éviter d’y penser, je n’ose même pas m’imaginer lire tout un roman à ce sujet!
    Posté par Karine, 16 avril 2008 à 04:23

    Je susi en train de le lire… C »est juste terrifiant!
    Posté par chiffonnette, 16 avril 2008 à 19:16

    Sybilline : Ah ben merci ! Parfois je suis inspirée, parfois je vais à l’essentiel. Là, je n’avais pas lu de critiques officielles, rien qu’écouté les avis de mon entourage, qui avaient éveillé ma curiosité.

    Karine : Le livre parle surtout des conséquences de l’apocalypse, les catastrophes écologiques ne sont évoquées que dans ce qu’elles ont produit. L’horreur est dans les portraits des personnages croisés.

    Chiffonnette : Attends d’arriver au passage où tu te diras : « C’est horrifiant ! ». Il y en a quelques uns où on fait « gloup »…
    Posté par canthilde, 17 avril 2008 à 00:13

    Je confirme!! Il va falloir que je digère avant de rédiger une note de lecture!
    Posté par chiffonnette, 19 avril 2008 à 19:14

    Un livre impréssionnant ! J’ai beaucoup aimé.
    Posté par BelleSahi, 24 avril 2008 à 09:35

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