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Portishead – Third

30 avril 2008

third

 

Le dernier Portishead est tout simplement incroyable ! Noir et mélancolique, violent et tendre à la fois, il s’impose comme le meilleur album de l’année (c’est pas dur) et a de bonnes chances de le rester. On notera un sens de la rupture, du décalage, une fausse douceur vite détrompée par l’assaut d’instruments malmenés jusqu’à la dissonance.

Dès l’intro de « Silence », la batterie attaque sèchement, les guitares couinent, grincent, des sons stridents résonnent. Sur cette base apocalyptique, Beth Gibbons vient poser sa voix fragile et sensuelle à la fois. Voilà un début d’album impressionnant de brutalité. La chanson se termine d’une façon remarquablement abrupte.

On enchaîne sur le trompeusement moelleux « Hunter ». La gentille ballade promise est bientôt traversée de méchants riffs de guitare, puis d’une pluie de sons électroniques. Tout un art du contraste, propre à instaurer une ambiance très particulière.

« Nylon Smile » offre cette amertume des textes de laquelle le groupe est familier, une mélopée sur un rythme hâché.

« The Ripe » démarre elle aussi comme une chanson très douce, s’emballant pour une transe électronique un peu bizarre.

« Platic » fait entendre toutes sortes de bruits étranges, en décalage complet avec les paroles sussurrées d’un ton dramatique. On pourrait penser que ça casse l’effet mais non, ça instaure juste une atmosphère très particulière.

« We Carry On » est une superbe chanson sautillante, transmettant une urgence hystérique. Difficile à décrire ! Si cette musique reflète l’état mental des membres du groupe, quelle magnifique confusion doit régner dans leurs cerveaux !

Si l’intro de « Silence » était quelque peu brutale, c’est une grosse claque qu’on reçoit en pleine figure avec celle de « Machine Gun ». D’une dureté implacable, la musique rend la voix de la chanteuse encore plus fragile.

« Small » : la surprise au bout de la tristesse… Une magnifique chanson, encore très grinçante, au rythme martial, qui part en déluge sonore pendant 6 minutes 45.

Le disque s’achève avec la mélancolie langoureuse de « Threads », poussée jusqu’à des envolées rauques qui s’évanouissent au milieu de sons graves rappelant des paquebots quittant le port. Une fin proprement sublime.

  1. Silence
  2. Hunter
  3. Nylon Smile
  4. The Rip
  5. Plastic
  6. We Carry On
  7. Deep Water
  8. Machine Gun
  9. Small
  10. Magic Doors
  11. Threads
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