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Les Larmes de la girafe

29 juillet 2008
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On retrouve avec plaisir Mma Ramotswe dans ce deuxième tome des aventures de l’Agence N°1 des Dames Détectives du Bostwana. Cette fois, les enquêtes passent un peu au second plan, tandis que la vie de Precious connaît des évolutions fulgurantes !

Pour commencer, le mariage avec J.L.B. Maketoni, « l’un des meilleurs hommes qui soient », se profile à l’horizon. Un homme, même parfait, nécessite un peu de tact pour être correctement manipulé. J’adhère moyennement au discours assénant qu’un célibataire a forcément besoin d’une femme pour faire le ménage chez lui, mais ici ça passe bien avec le personnage. Mma Ramotswe se présente fièrement comme une femme traditionnelle, tout en tenant aux avancées de la modernité, en premier lieu son travail.

Elle sera d’ailleurs de plus en plus amenée à s’interroger sur sa conscience professionelle, en acceptant une enquête vouée à l’échec. Elle prend également le risque de bouleverser son quotidien en acceptant de promouvoir sa secrétaire, Mma Makutsi, assistante-détective.

J’aime beaucoup l’univers créé par Alexander McCall Smith, tout en me demandant ce que penserait une vraie Africaine de ce personnage de femme ambitieuse et très satisfaite d’elle-même, mais avant tout généreuse. Un humour bon enfant baigne tout le livre, qui a tout pour faire aimer l’Afrique.

Pour Mma Ramotswe, il y avait Dieu, Modimo, qui vivait dans le ciel, plus ou moins directement au-dessus de l’Afrique. Dieu se montrait compréhensif à l’extrême, en particulier vis-à-vis des gens comme elle, mais ne pas respecter ses règles, comme nombre d’individus qui n’en avaient cure, c’était s’exposer à des sanctions. En revanche, les gens de bien, comme Obed Ramotswe, le père de Mma Ramotswe, étaient indubitablement les bienvenus aux côtés de Dieu après leur mort. Le destin des autres n’était pas très clair : ils étaient envoyés dans un lieu abominable – qui devait ressembler un peu au Nigéria, estimait-elle – mais il leur suffisait de reconnaître leurs mauvaises actions pour être pardonnés. [p. 13-14]

Alexander McCall Smith, Les larmes de la girafe,
Editions 10/18, 2003, 238 pages (Tears of the Giraffe, 2000).

Série « Mma Ramotswe » :

Mma Ramotswe détective
Les larmes de la girafe

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One Comment leave one →
  1. 19 août 2011 11:36

    Cool s’il est bien… les deux premiers tomes de lasérie m’attendent dans ma PAL!
    Posté par Karine, 30 juillet 2008 à 02:53

    Oui, c’est un univers très attachant, avec des personnages particulièrement sensibles et humains. Les enquêtes permettent de découvrir la vie quotidienne en Afrique et ne donnent pas lieu à une débauche d’hémoglobine !
    Posté par canthilde, 30 juillet 2008 à 14:44

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