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Train de nuit pour Lisbonne

19 octobre 2008

Défi Le Nom de la Rose : le lieu

Avec ce livre, on s’embarque dans un voyage lent, introspectif, tranquille en apparence seulement. Si je suis vite rentrée dedans, j’ai pris mon temps pour le lire, étant modérément passionnée par les errements de Raimond Gregorius. Professeur de langues anciennes à Berne, celui-ci décide de partir pour Lisbonne sur un coup de tête. Une inconnue portugaise croisée sur un pont, un livre qui semble lui parler sur un étalage de librairie, le voilà qui ne sait plus très bien où il en est de sa vie trop sage. Il va mener une enquête sur cet auteur inconnu, Amadeu de Prado, donnant ainsi un sens à ce qui pourrait bien être une petite crise de la cinquantaine…

Ce roman possède un charme à part, qui tient peut-être au rythme alangui de l’action, à la mélodie des phrases en portugais qui le parsèment. Nous lisons en même temps que Gregorius de nombreux extraits de Um ourives das palavras (Un orfèvre des mots), le livre qui déclenche une foule d’émotions en lui. A travers les personnes rencontrées à Lisbonne, ayant connu l’auteur mort depuis une trentaine d’années, se dessine le portrait intéressant d’un médecin philosophe, engagé dans la résistance contre la dictature parce qu’il ne pouvait plus se regarder dans une glace, adulé par ses soeurs et admiré par ses patients qui ne l’ont pas oublié. Gregorius se perd dans cette page de l’histoire du Portugal, dans cette recherche personnelle construite comme un polar.

Pascal Mercier, Train de nuit pour Lisbonne, Maren Sell
Editeurs, 2006, 491 pages (Nachtzug nach Lissabon, 2004).

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3 commentaires leave one →
  1. 19 août 2011 12:21

    C’est un livre qui me tente depuis un bon moment mais je lis ton billet et je ne sais pas trop si c’est ce à quoi je m’attendais… A voir, donc!
    Posté par Karine :), 19 octobre 2008 à 23:07

    C’est un peu l’effet que ça m’a fait. J’ai globalement apprécié mais ce n’était pas tout à fait ce à quoi je m’attendais. Des passages émouvants, un peu d’ennui mais une belle écriture…
    Posté par canthilde, 20 octobre 2008 à 12:21

    Je comprends ta légère réticence : bien que ce roman soit merveilleusement bien écrit, et mené de main de maître, j’ai gardé un certain recul vis-à-vis des personnages que j’ai regardé agir et parler sans empathie, comme de loin…
    Posté par sybilline, 20 octobre 2008 à 14:16

    Oui, voilà, le style est très beau, mais les personnages moyennement excitants, à commencer par ce pauvre « Mundus » ! Mais quand même, les extraits du livre de Prado m’ont plu, ils m’ont fait réfléchir…
    Posté par canthilde, 21 octobre 2008 à 17:09

  2. 7 novembre 2012 16:16

    Rebonjour Urgonthe, j’ai été enthousiasmée par cette lecture. http://dasola.canalblog.com/archives/2007/10/04/6210498.html Je n’en dirais pas de même pour l’accordeur de piano du même écrivain qui m’avait beaucoup ennuyée. Bonne après-midi.

    • 12 novembre 2012 17:21

      Honnêtement, sans cette note de blog, je ne me souviendrais guère de cette lecture d’il y a quelques années !

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