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The Enchantments of Flesh and Spirit

30 octobre 2008

J’ai découvert Storm Constantine il y a quelques années, avec les envoûtants Enterrer l’ombre et Exhumer l’ombre. Le reste de son œuvre n’a pas été traduit et n’a guère eu de retentissement en France. Pourtant, c’est par la trilogie Wraeththu qu’elle s’est d’abord faite connaître. J’étais très intriguée par cette histoire d’une race hermaphrodite venant supplanter la race humaine.

Le style est d’emblée élégant, fascinant. On lit en fait les mémoires de Pellaz qui, au début de l’histoire, n’est qu’un adolescent insignifiant travaillant dans la ferme de ses parents, dans une contrée désertique peu hospitalière. La population est inquiète, suite à des rumeurs sur des bandes de jeunes hommes saccageant les villes. Lorsque le beau Cal demande l’hospitalité de la famille pour une nuit, Pellaz tombe sous son charme. Il s’enfuit avec lui, ignorant tout de ce qui l’attend.

Cal (Calanthe) le conduit dans la ville nouvelle de Saltrock, peuplée de créatures aussi captivantes que lui. Pellaz sent bien qu’il n’est pas traité sur le même pied que les autres, même si tous admirent de loin sa perfection physique. C’est enfin le jour de son initiation ; il va comprendre la vraie nature de ses compagnons. Les Wraeththus ne sont ni mâles, ni femelles, même si seuls des hommes peuvent être initiés. L’aruna est leur grande affaire, ce que les humains appellent « sexe » ou « amour ». L’union de deux Wraeththus est un maelstrom de sensations, de sentiments ; c’est la source de leur magie. Malgré les grandes satisfactions que lui procure sa nouvelle vie, Pellaz s’interroge sans cesse sur la signification de cette mutation. Avec Cal, il se lance dans un voyage vers Immanion, la grande cité, où il espère trouver des réponses.

Je reste un peu mitigée après cette lecture. L’intrigue est à l’image des personnages, belle mais creuse. Difficile de voir les Wraeththus comme des hermaphrodites, quand ils sont issus d’humains mâles et sont désignées par « ils ». Ce problème est d’ailleurs soulevé par un personnage féminin, qui trouve cela très injuste.  Surtout, on peine à prendre ces créatures au sérieux, uniquement considérées selon leur apparence physique, conversant sur leurs sentiments, à la recherche d’unions éphémères. Tout ça est très adolescent, en fait ! Je vais lire le deuxième tome, mais j’espère que l’histoire va devenir un peu plus consistante.

Storm Constantine, The Enchantments of Flesh and Spirit, 1987.

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One Comment leave one →
  1. 17 août 2011 19:39

    Jamais entendu parler ! Et j’avoue que ça ne me tente pas, ça a l’air bizarre en plus…
    Posté par Lilly, 01 novembre 2008 à 17:20

    Ah que j’ai adoré « Enterrer l’Ombre » et « Exhumer l’Ombre » !!! D’ailleurs, ils resteront toujours mes livres préférés avec « La Sève et le Givre » de Léa Silhol !
    C’est bien dommage que c’est autres livres ne soient pas traduits, je ne suis absolument pas bilingue…
    Posté par Cendre…, 01 novembre 2008 à 18:00

    Lilly : Plus « imaginatif » que bizarre. Constantine joue sur l’identité sexuelle, les sentiments, la description d’un monde désorganisé. Elle a un très beau style et le deuxième tome m’accroche déjà plus car on change de narrateur et il y a des explications bienvenues après l’avalanche de termes du premier.

    Cendre : Il faudra que j’essaie Léa Silhol alors ! Le diptyque sur les vampires était complètement fascinant, je n’ai pu m’en détacher avant de l’avoir fini. L’atmosphère, les personnages… Je n’ai retrouvé ces impressions nulle part depuis.
    Pour la traduction de Wraeththu, la trilogie est sortie il y a vingt ans alors je suis pessimiste… Peut-être qu’elle est trop confidentielle (pourtant elle a l’air connue dans le monde anglo-saxon), subtile (trop compliqué pour le fan de SF-fantasy lambda), choquante (sexe, homosexualité, ouh !), ou bien un mélange de tout ça rencontrant la frilosité bien connue des éditeurs français qui préfèrent les produits clairement identifiables…
    Posté par canthilde, 01 novembre 2008 à 18:42

    L’histoire me tentait bien mais si ton avis est mitigé, ça me fait hésiter un peu… j’attends de voir ce que tu vas penser de la suite!
    Posté par Karine :), 02 novembre 2008 à 17:52

    Pourtant ils éditent bien Poppy Z. Brite qui ne cache pas son jeu : sexe, drogue, alcool, homosexualité (tous les tabous de notre société) et elle ne fait pas dans la dentelle, niveau description…

    Bah de toute manière faut bien que je me mette à l’anglais…
    Posté par Cendre…, 04 novembre 2008 à 11:00

    Karine : Le deuxième tome apporte une nouvelle vision des choses, même si on reste dans la même ambiance. J’aime bien mais j’ai moins de temps pour lire alors patience pour un point de vue global sur la trilogie ! :-p

    Cendre : Je n’ai jamais lu Poppy Z. Brite, elle me semblait bien faire dans le trash ! Justement, c’est peut-être plus vendeur… Voilà une bonne motivation pour passer aux livres en VO en tout cas !
    Posté par canthilde, 05 novembre 2008 à 19:09

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