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The L Word – saison 6

16 août 2009

Après une saison 5 tournant autour du thème du vampire et s’achevant sur une énième humiliation publique de Jenny, voici venue la dernière saison, écourtée de cinq épisodes par rapport aux saisons précédentes.

Le résultat en est huit épisodes trépidants, une intrigue ramassée, quelques nouveaux couples et la problématique de l’engagement qui pend au nez de toute série, quels qu’aient pu être les délires sur le chemin. C’est triste, je sais, mais c’est la dure loi de la télévision. Surtout américaine.

Nous avions laissé Jenny dévastée par l’infidélité de Nikki avec Shane. « You broke my heart », pleurnichait-elle. En même temps, Jenny est en mode dévastation perpétuel, on se disait bien qu’elle s’en remettrait. Une lampe et une canette volantes plus tard, elle se remet en effet parfaitement… avec Shane. C’est toujours une mauvaise idée de s’accoupler avec sa meilleure amie, ce que nous démontreront amplement les épisodes suivants.

Du côté des vieux vieux couples d’une saison ou plus, la sérénité règne presque. Bette promet de partager les valeurs de Tina sur la fidélité dans le couple, au moment où réapparaît son grand amour frustré d’université. Ne jamais tenter les prédatrices à forte libido… Alice et Tasha s’offrent une scène toute mignonne chez un thérapeute conjugal, tout ça pour repartir pour un tour contre son avis et se faire une nouvelle copine pour un triangle amoureux pétillant.

De son côté, Max continue de bousculer les étiquettes et s’offre dans cette saison ce qu’on essaie de nous vendre comme « le plus beau moment de la vie d’une femme ». Le voilà donc barbu, musclé… et enceint jusqu’aux dents ! Décidément pas un rôle facile pour Daniela Sea. Rappelons que le personnage a fait son apparition en tant que Moira, lesbienne sortant avec une fille, pour devenir Max, futur transexuel s’identifiant au rôle du mâle, toujours avec copine, pour ensuite coucher avec un homosexuel (il est alors considéré comme un homme gay ?), pour ensuite sortir avec un homme qui préfère les hommes mais le prend comme une femme, en attendant son opération… Même si on a parfois du mal à digérer ces différents virages de bord, le personnage reste salutaire pour montrer que ça ne sert à rien de mettre les gens dans des cases. Ce qui compte, c’est qui on aime (snif !)…

Helena refait son apparition comme associée de Kit pour le Hit Club, 100 % filles déchaînées, on s’en doute. Quelle n’est pas sa rage, son malheur, son désespoir (pire que Jenny, mais elle est plus discrète) de tomber sur Dylan dans son bar, la bouche en cœur, prête à la culbuter de nouveau, comme si elle ne lui avait pas extorqué de l’argent lors d’un faux procès pour harcèlement sexuel ! Non, vraiment, il y a des choses qui ne se font pas, ce n’est pas bien du tout. Mais plus c’est mal, plus c’est bon. Et, contre toute attente, ce couple improbable va générer les scènes les plus fortes en émotion de toute la série.

On frôle d’ailleurs le trop-plein d’émotions dans chaque épisode. C’est la fin du monde à chaque scène, un comble si l’on songe qu’elles ont quasiment toutes déjà couché les unes avec les autres. La série reste formidablement superficielle lorsqu’on songe que ces femmes de trente-quarante ans se préoccupent uniquement de leur vie sentimentale, le reste passant au deuxième plan. C’est ce qui fait son charme, par rapport à la dure vie quotidienne où nous sommes sommées de fouler nos émotions aux pieds pour assurer nos misérables tâches répétitives.

J’avais oublié de préciser un détail : Jenny meurt au début du premier épisode. Les suivants reviennent sur les mois écoulés, en présentant régulièrement une situation où l’un des personnages aurait une très bonne raison de la trucider. Elles ont de quoi. Jenny est à étriper dès qu’elle ouvre la bouche, et on a envie de hurler avec Tina : « I’m going to end her life of torments ! ». Voilà pour le suspens. Le reste n’est que strass et paillettes.

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