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Récits, chroniques et polémiques

13 décembre 2009
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Monsieur Prokhartchine (p. 181-217)

Une grosse nouvelle mettant en scène un héros d’une nullité absolue, physique insignifiant et avarice chronique. Comme dans les Pauvres gens, on trouve une description burlesque des occupants miséreux de « coins » dans un appartement pétersbourgeois.

Un Roman en neuf lettres (p. 219-235)

Où comment la cordiale amitié entre Pierre Ivanytch et Ivan Piètrovitch se transforme en le plus vif mépris et ressentiment, avec une chute empreinte de facilité (Eugène !).

L’Hôtesse (p. 281-366)

Le texte qui m’a le plus marquée, allez savoir pourquoi… Vassili Ordynov vit seul, comme un sauvage, uniquement animé par une soif de connaissance et le désir d’écrire. Il s’éprend d’une belle jeune femme, compagne d’un vieillard bizarre, qui passe pour un peu voyant, voire dément. Il demande à louer un coin dans leur appartement et se rapproche ainsi de Catherine, sous l’oeil goguenard du vieux Mourine. Les deux jeunes gens se confient l’un à l’autre, emportés par l’exaltation de la rencontre. Cependant, comme souvent chez Dostoïevski, donc aussi dans la vraie vie, l’un des deux se mettra à jouer et laissera l’autre bien déçu…

Polzounkov (p. 367-385)

Où comment un petit homme assez ridicule a réussi, en dépit des meilleurs augures, à ne pas se marier.

Un Coeur faible (p. 387-435)

Le texte, très bien construit, raconte l’angoisse qui saisit un jeune employé d’origine modeste, Vassia Choumkov, face au bonheur trop grand qui lui échoit soudain.

Un Honnête voleur (p.437-457)

Difficile de se débarrasser d’un ivrogne sensible et fidèle, même s’il est menteur, voleur et fort peu décoratif.

Un Arbre de Noël et un mariage (p. 459-469)

Le narrateur, invité à un bal d’enfants, assiste à une scène drôlatique et désespérante à la fois, montrant qu’une riche héritière n’est jamais à l’abri des coureurs de dots, même à l’âge de onze ans.

La Femme d’un autre et le mari sous le lit (p. 471-519)

La jalousie d’Ivan Andréiévitch pour son épouse peut le mener très loin, jusqu’à endosser par erreur le rôle d’un amant auprès d’une inconnue. L’auteur fait ici preuve d’un humour phénoménal, avec des situations complètement absurdes, des dialogues à mourir de rire.

Le Crocodile (p. 1620-1659)

Lorsque Ivan Matviéitch se retrouve sans crier gare à l’intérieur d’un crocodile, exposé à la curiosité des badauds, il reste tout d’abord désemparé, ayant eu la chance de rester vivant lors de son absorption. Son entourage se fait petit à petit à la situation, tandis que le héros, exploitant sa situation peu commune, échafaude bientôt des projets susceptibles de le couvrir de gloire. Encore un texte à l’humour incisif, malheureusement inachevé, où Dostoïevski se moque du milieu littéraire de son époque.

Le Rêve de l’oncle (p. 563-710)

Où comment Maria Alexandrovna Moskaliova, dame de tout premier ordre dans la modeste ville de Mordassov, connaîtra la déchéance en nourrisant des projets de mariage trop ambitieux pour sa fille Zénaïde. Les personnages sont caricaturaux, l’humour outré ; le texte est plaisant à lire mais cède à la facilité.

Fédor Dostoïevski, Récits, chroniques et polémiques,
Ed. Gallimard, « Bibliothèque de la Pléiade », 1969, 1837 p.

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