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Cœur d’encre

10 janvier 2010

Meggie est un personnage typique de la littérature enfantine : elle vit seule avec son père, qu’elle adore, depuis la disparition de sa mère, elle aime lire et a beaucoup de caractère, pour ses douze ans. Lorsqu’elle surprend un inconnu dans le jardin par une nuit pluvieuse, elle ne se doute pas qu’elle embarque pour de palpitantes aventures, où des personnages mystérieux l’entraîneront à jouer avec le feu…

Ça commence bien, avec l’immersion dans une famille bibliophile, où l’on découvre que certaines personnes ont le pouvoir de faire sortir les personnages des romans, et même de faire passer des gens du monde réel entre les pages d’un livre. Cette histoire semble donc extrêmement prometteuse et pourrait constituer une sorte de Thursday Next de la littérature jeunesse, mais n’en a malheureusement ni l’humour, ni l’inventivité. Quand j’ai vu le nombre de pages qu’il fallait à l’autrice pour raconter trois fois rien, avec beaucoup de répétitions et d’insistance sur des faits insignifiants, je me suis dit que venir à bout de la trilogie allait être un vrai pensum si ça continuait comme ça. J’ai aussi trouvé le texte assez pauvre, avec des métaphores simplistes, quoique la traduction puisse y être pour quelque chose. Je n’ai lu que les trois-quart du roman, ne ressentant pas le besoin viscéral de connaître la suite, Sang d’encre.

Un des passages sympas du début, illustrant le caractère follement aventureux de la profession de relieur :

Cela arrivait même souvent : chaque fois qu’un antiquaire, un collectionneur de livres ou une bibliothèque avait besoin d’un relieur et chargeait Mo de débarrasser de vieux livres précieux de leurs couches de moisi et de poussière ou de leur confectionner une nouvelle couverture. Meggie trouvait que la qualification de « relieur » ne correspondait pas très bien au travail de Mo, c’est pourquoi elle avait fabriqué, quelques années plus tôt, une plaque pour son atelier sur laquelle était inscrit Mortimer Folchart, docteur pour livres. [p. 24-25]

Cornelia Funke, Coeur d’encre, Hachette Livre,
2004, 665 p. [Tintenherz, 2003].

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One Comment leave one →
  1. 18 août 2011 11:38

    Oh, c’est dommage, je l’ai et j’en attends beaucoup !
    Posté par Lilly, 12 janvier 2010 à 12:01

    Lilly : Ben alors ne m’écoute pas et tente l’expérience, si ça se trouve tu vas adorer !
    Posté par canthilde, 12 janvier 2010 à 21:07

    J’avais laché prise après quelques pages de profond ennui!
    Posté par chiffonnette, 15 janvier 2010 à 20:59

    Je lui ai laissé sa chance plus longtemps mais je le prenais à contrecœur au bout de 200 pages, c’est plutôt mauvais signe…
    Posté par canthilde, 19 janvier 2010 à 20:16

    Salut je suis une nouvelle blogueuse! j’ai moi même lu coeur d’encre et quand je vois ta critique je pense l’avoir plus apprécié que toi même si j’ai aussi eu du mal à le finir à cause de nombreux moments trop plats. En tout cas maintenant j’hésite à lire la suite…
    Posté par Cassandra, 18 mars 2010 à 19:18

    Bienvenue dans le monde merveilleux des blogs, Cassandra ! Méfie-toi des offres de « partenariat » du type envoi d’un livre gratuit en échange d’une critique, c’est pour moi une tentative de détournement de l’indépendance des blogs, qui fait leur seul intérêt dans ce monde de marketing généralisé.
    Posté par canthilde, 21 mars 2010 à 10:36

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