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La Fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette

14 février 2010
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Au début de ce tome 2, Lisbeth Salander coule des jours paisibles entre un idyllique paysage de palmiers, ses livres d’astronomie sphérique et sa toute nouvelle paire de seins.

De son côté, Mikael Blomkvist est devenu une célébrité nationale suite au scandale financier révélé par le journal Millénium. Erika Berger et lui, associés et amants, sont sur le point de publier un numéro spécial consacré à l’exploitation sexuelle des femmes, grâce au travail fourni par une doctorante en criminologue et par un journaliste qui a réuni quantité de preuves accablantes contre certains policiers, magistrats et politiciens.

Le sujet dérange et, à un certain point de l’histoire, ça va saigner. Rien de très étonnant, jusque là, sauf que Lisbeth réalise l’exploit d’être impliquée jusqu’au cou dans l’affaire qui vient assombrir la rédaction de Millénium.

Plus d’un an après avoir lu le premier tome de ce polar particulièrement médiatisé, je n’ai eu aucun mal à me remettre dans l’ambiance. On reste dans la veine de la dénonciation des violences faites aux femmes, en se plaçant sans ambiguïté du côté des victimes, sans aucune description complaisante des crimes commis. On a la suite des intrigues nouées dans le tome 1, avec le rôle sinistre de l’avocat Nils Bjurman, tuteur officiel de Lisbeth et son bref tortionnaire, repenti en apparence seulement.

Le personnage de Lisbeth, asociale mais surdouée, demeure fascinant. Elle refuse de se considérer comme une victime mais ses méthodes de vengeance personnelle ne sont pas à la portée de tout le monde ! Si on ajoute à ce profil ses talents informatiques et rédactionnels en dépit d’une scolarité interrompue au collège, on aboutit à une aberration sociologique, très sympathique au demeurant. Même si l’intrigue reste très centrée sur Lisbeth, on assiste aussi au véritable travail d’équipe mené par Bublanski le grognon et Modig sa partenaire futée.

Quelques points m’ont cependant perturbée :

  • Il y a plusieurs étranges pages de réclame pour un célèbre magasin de meubles suédois ;
  • La traduction laisse perplexe, pour rester gentille ;
  • Et pourquoi personne ne se met à rechercher Camilla ?

Même atrocement écrit, le livre se dévore et on ne peut qu’enchaîner avec le suivant avec un petit frisson.

Stieg Larsson, La Fille qui rêvait d’un bidon d’essence
et d’une allumette, Actes Sud, 2006, 653 p.
[Flickan som lekte med elden].

Trilogie « Millénium » :
Les Hommes qui n’aimaient pas les femmes
La Fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette
La Reine dans le palais des courants d’air

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One Comment leave one →
  1. 19 août 2011 11:32

    J’avais dévoré les trois tomes mais par contre, je ne me souviens pas avoir ressenti les mêmes gênes que toi… En revanche, je dois dire que j’aime également beaucoup le personnage de Lisbeth.
    Posté par Isabelle, 15 février 2010 à 10:44

    Comme toi, je distille la lecture des trois volumes… Le dernier est sur mon étagère depuis plus d’un an… et c’est vrai que le personnage de Lisbeth est vraiment super.
    Posté par freude, 15 février 2010 à 12:31

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