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Miles Vorkosigan

1 mars 2010

Maintenant âgé de vingt ans, Miles a terminé avec les honneurs sa formation à l’École militaire impériale de Barrayar. Il obtient sa première affectation en tant qu’enseigne mais, à sa grande déception, pas de voyages dans l’espace : il doit occuper un poste de météorologue dans une base de l’île Kyril, une zone morne et glaciale de la planète.

Très vite, ses nouveaux collègues lui lancent le quolibet habituel de « mutant », le mettent en difficulté, ignorant son rang. En quelques jours, il parvient à se faire un ennemi mortel en la personne de son supérieur, Metzov, et se fait promptement rapatrier à la capitale, où son père cherche ce qu’il peut bien faire de ce fils chétif et sarcastique, réfractaire à toute autorité. Il est donc envoyé en mission sous une fausse identité, lors de laquelle il va bientôt rencontrer une superbe créature sanguinaire, être mêlé à un conflit intergalactique et tenter de retrouver l’empereur Grégor, neurasthénique, qui s’est offert une petite fugue pour fuir ses responsabilités pesantes.

L’univers décrit dans cette série est décidément trop militaire pour moi. J’aurais pu m’attacher à un héros asocial, peu intéressé par les combats, pas à un tacticien chevronné qui colle finalement bien à sa fonction malgré son physique. Les cent premières pages sur l’île Kyril sont mes préférées, avec un début de description géographique, même peu ragoutante. Tout le reste se passe dans l’espace, avec invasions de vaisseau, prises d’otages, traîtrises, dans le cadre étouffant des couloirs de vaisseaux spatiaux. Peut-être que je ne suis tout simplement pas faite pour le space opera ?

– A part cela, comment était l’île Kyril, enseigne Vorkosigan ? demanda le comte. Tu ne nous a guère envoyé de vidéos, à ce qu’a remarqué ta mère.
– J’étais occupé. Voyons… Le climat était féroce, le terrain mortel, un tiers des habitants, y compris mon supérieur immédiat, étaient ivres la plupart du temps. Le Q.I. moyen était égal à la température moyenne en degrés centigrades, il n’y avait pas une femme à moins de cinq cents kilomètres à la ronde et le commandant de la base était un meurtrier psychotique. Cela dit, c’était charmant tout plein.
– Apparemment, rien n’a l’air d’avoir changé depuis vingt-cinq ans. [p. 106]

Lois McMaster Bujold, Miles Vorkosigan,
Ed. J’ai lu, 1992, 376 p. [The Vor Game, 1990].

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