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Les Ailes de la colère

23 août 2010

Je me suis plongée avec délice dans le deuxième tome de la trilogie des Magisters. L’ambiance y est toujours très sombre, peu d’humour mais des personnages extrêmes, passionnés.

Kamala est ressortie brisée de son dernier combat avec un Dévoreur d’Âmes, brisée mais pas vaincue. Elle continue de narguer les Magisters, qui la poursuivent pour le meurtre de l’un d’eux. Elle va ici se mêler de la lutte désespérée contre les monstres venus d’un autre âge, en se cachant des motifs parfois plus… sentimentaux.

Rhys, demi-frère de la reine Gwynofar et Gardien du Nord, se voit investi de la mission de ranimer les antiques connaissances permettant de combattre les crétures ayant déjà fait sombrer l’humanité dans le chaos. Il lui faut aussi inspecter les Lances, barrières magiques de la Colère des Dieux, dont le pouvoir semble s’affaiblir. La population locale ne voit pas les choses de la même façon et une guerre menace.

On en apprend plus sur les Dévoreur d’Âmes, des animaux proches des dragons décrits dans d’autres romans. Certains humains peuvent d’ailleurs entrer en contact psychique avec eux, comme les chevaliers des Dragons de Pern de Ann Mc Caffrey. Ici, le lien est beaucoup plus bestial, destructeur. La magie est aussi plus dure et on s’attend à ce que beaucoup de choses tournent mal. les révélations tombent sur les mythes vénérés par tous et les plus belles causes ne sont pas très chouettes à regarder de trop près. Certains y laissent leurs illusions, leur goût de vivre.

Qu’éprouvait-on lorsqu’on plaçait une cause, ou une foi, plus haut que la vie elle-même ? Ce concept était tellement étranger à Kamala. Depuis toujours, elle n’avait qu’un objectif, très égoïste, et rien ne l’en aurait détournée. Pour l’atteindre, elle aurait d’un cœur léger sacrifié n’importe quoi… et n’importe qui. Mais qu’avait-elle gagné, au bout du compte ? La vie éternelle, ou quelque chose d’approchant ? C’était bel et bon, mais pour en faire quoi ? (p. 468)

Alors pour les amatrices de fantasy, il y a des moments délicieux, comme les recherches sur les Dévoreurs d’Âmes, le déchiffrement de runes anciennes, une prophétie. Intrigues de cour, combats ne manquent pas. Les personnages féminins sont toujours aussi forts ; Siderea est davantage mise en avant que Gwynofar dans ce tome. De manière assez puritaine, le sexe est souvent associé à la mort, ce que je trouve dommage et un peu lassant dans l’intrigue.

L’histoire reste prenante. J’ai remarqué davantage de coquilles dans le texte que dans le premier, la traduction est parfois approximative, et la ponctuation démente. Je suis globalement satisfaite et je vais attendre patiemment la conclusion de cette trilogie !

Celia S. Friedman, Les Ailes de la colère, Ed.
Bragelonne, 2009, 478 p. (Wing of Wrath, 2009).

La trilogie des Magisters :
Festin d’Âmes
Les Ailes de la Colère

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One Comment leave one →
  1. 17 août 2011 19:20

    J’attends avec impatience la sortie du 3 pour me lancer dans le tout! Je me connais trop bien pour ne pas savoir que ce serait une catastrophe de patienter…
    Posté par chiffonnette, 24 août 2010 à 09:20

    Pas encore écrit, ce tome 3. Il va falloir penser à autre chose en attendant !
    Posté par canthilde, 24 août 2010 à 10:18

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