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Chien du heaume

13 juin 2011

Une jeune femme d’allure patibulaire gagne sa vie en vendant des peaux de bêtes qu’elle tue elle-même. Féroce mercenaire, sa hache est sa meilleure amie. Elle révèle sa quête à tous ceux qui croisent son chemin : connaître son nom. Pour l’heure, elle se fait appeler Chien du heaume et accepte l’hospitalité de Bruec, le chevalier Sanglier, dans sa forteresse assiégée par la neige. Elle s’y sent rapidement comme chez elle et mène une vie agréable d’animal de compagnie, à manger et à dormir.

Les guerriers lui contèrent que le castel de broe ne portait pas son nom pour rien, et que lorsque le brouillard se levait, que la neige tombait dru et que l’on n’y voyait pas plus loin que deux pas en avant, il arrivait parfois que des hommes meurent à quelques pas des murs, incapables de retrouver le chemin de la porte. Ils étaient parfois souvent retrouvés au dégel, si durs que même les loups n’avaient pu y planter leurs crocs. Les flocons, poussés par le vent, se collaient aux pierres des remparts comme la mousse sait le faire contre les vieux murs, changeant la silhouette de la forteresse en colline blanche ; si les brumes s’en mêlaient, on y voyait autant que nuit en cul et le château se faisait invisible. (p. 33)

Lorsque sa quête la taraude à nouveau, elle rencontre un seigneur malade d’une malédiction, des moines lettrés très snobs, un forgeron fou d’amour. Les combats sanglants sont racontés dans un style âpre, sans aucun sentiment superflu. Pourtant, il y a quelque chose du conte médiéval dans ce roman : le rythme languissant, l’alternance des saisons, la magie tapie dans l’ombre, sans qu’on puisse qualifier le genre de fantasy. Le vocabulaire utilisé se rapproche le plus possible de celui-ci du Moyen Age, l’écriture est recherchée. Mais on a l’impression que les histoires se suivent sans lien entre elles ; il manque une intrigue solide et des personnages véritablement attachants.

Justine Niogret, Chien du heaume, Les Éditions Mnémos, mai 2010, 211p.

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One Comment leave one →
  1. 9 juillet 2011 21:36

    J’ai noté ce titre sur ma LAL. Ce que tu dis me refroidit un peu …
    Posté par Céline, 15 juin 2011 à 17:54

    Céline : Bah, il n’est pas très long ce roman, tu ne souffriras pas trop s’il te déplaît. Le style de J. Niogret est quand même une découverte.
    Posté par canthilde, 18 juin 2011 à 21:04

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