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Rosa Candida

9 octobre 2011
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A vingt-deux ans, il est temps pour Arnljótur d’explorer le vaste monde, en quittant son île islandaise natale. Il ne souhaite que devenir jardinier, passionné des plantes depuis son plus jeune âge, comme sa mère, avec laquelle il avait une grande complicité. Son père n’en est pas ravi : veuf depuis peu, désemparé face aux tâches de la vie quotidienne, il se sent abandonné avec le frère jumeau du jeune homme, Jóseph, autiste calme et mutique en permanence. Et puis, il laisse aussi Flóra Sól, le bébé qu’il a eu inopinément avec l’amie d’un ami et dont il se demande quel rôle il va bien pouvoir jouer dans sa vie. Mais comment résister à l’appel de la plus belle roseraie du monde ?

Quelque part sur le continent, dans un petit village montagnard, se trouve un monastère abritant le Merveilleux Jardin des Roses Célestes. Il est un peu à l’abandon, la plupart des moines préférant s’adonner à la gestion de la collection de manuscrits de la bibliothèque. Ne parlant guère le dialecte local, Arnljótur reçoit avec joie l’hospitalité de frère Thomas, porté sur le cinéma d’auteur. Il commence à s’habituer à sa nouvelle vie lorsque ses responsabilités paternelles se rappellent brusquement à son bon souvenir…

Le roman est d’une charmante légèreté. J’ai bien aimé les tribulations du héros dans un pays inconnu, sa passion fascinantes pour les fleurs. J’ai plus trouvé le temps long dans la dernière partie, où l’autrice s’attache à décrire le simple déroulement des journées, des repas, la vie avec un jeune enfant. Si j’ai trouvé ça touchant au début, ça m’a ensuite semblé lassant, et puis le héros ne passait plus autant de temps au jardin.

Le destin de certains livres est de circuler de main en main. Celui-là, avec son titre sibyllin, sa couverture chatoyante, est un bon candidat au cadeau d’anniversaire. J’avais fait retourner toute la librairie de mon quartier à la recherche d’un roman convenable, avant de jeter mon dévolu sur celui-ci, dont le libraire ne m’avait pas du tout parlé. J’espère qu’il aura plu… A mon tour de le recevoir en prêt, de la part d’une personne que je n’avais pas vue depuis des années. C’est un livre qu’on a envie de faire voyager. Sans être passionnant du début à la fin, il laisse sur une impression de détente et d’ouverture aux petites choses de la vie.

Audur Ava Olafsdóttir, Rosa Candida,
Zulma, 2010, 333p. (Afleggjarinn, 2007)

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4 commentaires leave one →
  1. 10 octobre 2011 09:15

    Cette attention aux petites choses de la vie est ce qui m’a toujours plu chez les auteurs du Nord. Je jetterai donc un coup d’oeil à celui-ci à l’occasion. D’autant qu’il fait très envie: la couverture est superbe, à rebours des produits standardisés de l’édition habituelle.

  2. 16 octobre 2011 22:46

    Oui, on peut dire qu’il attire l’attention. Je pense qu’il peut te plaire, si tu aimes « les petites choses de la vie ».

  3. 17 octobre 2011 15:48

    Bonjour, j’ai dit le bien que je pensais de ce roman, le 09/10/10. L’histoire dégage beaucoup de fraîcheur. Quand on a terminé ce roman, on a l’envie d’aller visiter ce havre de paix. Un joli premier roman. Bonne journée.

    • 19 octobre 2011 21:49

      Voilà, ce livre laisse tout à fait cette impression, même s’il y a de longs passages domestiques un peu lassants !

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