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A Sentimental Journey Through France and Italy

23 décembre 2011
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La lecture du Voyage autour de ma chambre m’a naturellement amenée jusqu’à cet autre récit de voyage culte. J’avais lu et adoré Tristram Shandy, le roman loufoque de Sterne. J’ai moins accroché à son Voyage sentimental, qui m’a semblé, aussi incroyable soit-il, encore plus décousu.

L’auteur se présente derrière l’identité de « Mr Yorick », pasteur dont une triste exclamation déplorait la perte dans Tristram Shandy : « Alas, poor Yorick ! ». La santé de Sterne était elle-même déclinante au moment de la rédaction de ce texte, où il s’adresse à Eliza, une jeune femme avec laquelle il entretenait une correspondance romantique. Il écrivait d’ailleurs en même temps le Journal to Eliza, un livre beaucoup plus personnel.

Le voyageur visite la France, principalement Calais, Paris et Versailles. Sur la route vers l’Italie… On n’en saura pas davantage, le livre reste inachevé.

Toutes ses aventures consistent à trouver un moyen de transport à Calais, un valet correct et un objet d’admiration pour occuper son esprit pendant les longs trajets. Dans ses moments de passion les plus intenses, il tient la main d’une jeune dame intéressante, ce qui lui arrive souvent, étant d’un tempérament proche de celui de son valet La Fleur.

−  The young fellow, said the landlord, is beloved by all the town, and there is scarce a corner in Montreuil where the want of him will not be felt: he has but one misfortune in the world, continued he, “he is always in love.” – I am heartily glad of it, said I, – ’twill save me the trouble every night of putting my breeches under my head.  In saying this, I was making not so much La Fleur’s eloge as my own, having been in love with one princess or another almost all my life, and I hope I shall go on so till I die, being firmly persuaded, that if ever I do a mean action, it must be in some interval betwixt one passion and another: whilst this interregnum lasts, I always perceive my heart locked up, – I can scarce find in it to give Misery a sixpence; and therefore I always get out of it as fast as I can – and the moment I am rekindled, I am all generosity and good-will again; and would do anything in the world, either for or with any one, if they will but satisfy me there is no sin in it.
– But in saying this, – sure I am commanding the passion, – not myself.

Il développe sa théorie du voyageur sentimental, assortie d’une typologie des voyageurs en général : simple travellers, idle travellers, inquisitive travellers, lying travellers, proud travellers, vain travellers, splenetic travellers… Pour lui, les impressions personnelles comptent plus qu’une description des paysages et personnes rencontrées. Il évoque pourtant des scènes de la vie quotidienne, Yorick discutant avec un moine, un hôtelier, une vendeuse accorte…

Au moment où l’aventure devient plaisante, elle reste malheureusement en suspens.

J’ai du mal à comprendre que ce livre ait eu un tel succès à sa sortie.  Il a atteint une telle renommée qu’il a fait entrer le terme « sentimental » dans la langue française et allemande et qu’il a inspiré, naturellement, beaucoup d’imitateurs. Je suis restée vaguement perplexe, n’étant même pas certaine d’avoir tout compris en anglais mais d’une flemme absolue pour vérifier certains mots dans le dictionnaire.

Laurence Sterne, A Sentimental Journey Through France and Italy,
Penguin English Library, 1967, 148 p. (première édition en 1768)

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