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Glenravenne

29 janvier 2012

Un roman qui débute par un bilan de vie ratée par une femme de trente-cinq ans ne pouvait que me parler ! Jayjay se rend compte que son troisième mariage n’est qu’une illusion et veut tout simplement disparaître de la ville. Dans une librairie, un guide touristique l’attire : elle n’a jamais entendu parler de la Glenravenne auparavant, un petit Etat au milieu des Alpes, entre la France et l’Italie. En bonne Américaine, ça ne l’étonne pas plus que ça. La description d’une société médiévale, coupée de la modernité, avec de jolis châteaux au milieu d’une nature préservée, lui suffit pour réserver le premier vol en partance pour l’Europe. Elle convainc même sa meilleure amie Sophie de l’accompagner. Il faut dire que cette dernière, qui ne se remet pas de la mort de sa fille, a bien besoin de vacances elle aussi…

Elles vont vite se rendre comte que la Glenravenne n’est pas un parc d’attractions. Le niveau de vie y est archaïque, l’organisation féodale. Leur accompagnateur les abandonne, après leur avoir ordonné de passer des vêtements locaux et d’abandonner leurs vélos. Quant au guide touristique, il ne se contente pas d’indiquer des curiosités locales à visiter. Des messages personnels apparaissent entre ses lignes… Le livre serait-il vivant ?

J’ai beaucoup aimé la première partie du voyage, où Jayjay et Sophie jouent les touristes pleines de bon sens dans un région recélant des dangers mortels. Dans un style plein d’humour, les deux amies se chamaillent à cause du confort douteux, d’un poulet intempestif et d’un itinéraire hésitant.

On est ensuite dans le vif du sujet, avec les chapitres mettant en scène Aidris Alakan, méchante méchante de Glenravenne, qui veut usurper toute la magie du monde à des fins malveillantes. Car bien sûr, il s’agit d’un monde magique, peuplé de créatures non humaines, plongé qui plus est en pleine guerre.

Le roman se lit très facilement. Loin d’être un chef d’œuvre de fantasy, il compense par la vivacité des dialogues et l’action qui ne faiblit pas. La psychologie est assez réduite, surtout pour les créatures. Malgré les promesses d’exploration de départ, la description de la région mystérieuse reste très vague. Comme dans ton bon M.Z. Bradley, l’amitié sororale tient une grande place et les personnages ne sont jamais à l’abri d’un coup de foudre fulgurant ! La fin est un peu bâclée. Une lecture plaisante mais anecdotique.

Holly Lisle et Marion Zimmer Bradley, Glenravenne,
Pocket, 2003, 511 p. (Glenraven, 1995)

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2 commentaires leave one →
  1. 5 février 2012 18:36

    J’ai beaucoup aimé Marion Z Bradley à une époque, où j’ai dévoré ses romans tournant autour de la légende du roi arthur. Quelques années après, à la relecture, j’ai trouvé ça beaucoup moins bon… Mais, tu me donnes presqu’envie avec celui là !

  2. 5 février 2012 19:59

    Ah, si je puis me permettre, Céline, il vaut mieux lire en priorité la Romance de Ténébreuse, monument de la science-fantasy qui a changé ma vie ! J’exagère un peu mais, malgré ses défauts, cette série m’a captivée et a complètement réorienté mes lectures à une période de ma vie où je ne lisais quasiment plus de romans.

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