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Quatre sœurs

11 mars 2012
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Les cinq sœurs Verdelaine vivent dans leur grande maison délabrée au bord de la falaise, la Vill’Hervé. Leurs parents, morts accidentellement, continuent de veiller sur leur nichée sous la forme de fantômes mal fagotés. Ils doivent souvent halluciner.

Parfois, Enid aurait préféré avoir un peu moins de sœurs.
− Deux m’auraient suffi, confia-t-elle à Gulliver Doniphon qui partageait avec elle la banquette du car scolaire. (p. 11)

Charlie, vingt-trois ans, joue le rôle des parents ; on la croise souvent le marteau à la main, réglant son compte à la chaudière, aux portes, aux fenêtres. Elle rougit quand un garçon lui plaît, ce qui lui arrive régulièrement, malgré la présence de son petit ami Basile.

Enid, neuf ans, est l’amie des animaux ; elle aime dormir avec les chats et n’hésite pas à voler au secours d’un écureuil et d’une chauve-souris au milieu d’une tempête. Son prénom lui a été donné un peu au hasard, mais il est assez banal par rapport à d’autres personnages rencontrés dans le livre.

Hortense, onze ans, aime lire et tenir son journal. Effacée, elle reste dans l’ombre de la vacharde Bettina. La rencontre d’une amie la fera sortir de sa coquille.

Bettina, quatorze ans, joue le rôle de la chieuse. L’ado mignonne, insatisfaite, méchante, qu’on a envie de baffer. Ses meilleures amies, Denise et Béhotéguy ( !), l’assistent dans ses mauvais coups, qui ont tendance à se retourner contre elle.

Geneviève, seize ans, ne ment jamais, c’est bien connu. Si elle rentre couverte de bleus le soir, c’est bien à cause de sa séance de baby-sitting. Personne ne pourrait soupçonner qu’elle…

Les sœurs sont accompagnées de leur petite ménagerie : les chats Ingrid et Roberto, le rat Mycroft (non apprivoisé mais résident perpétuel), Cary Grant le Gnome de la chasse d’eau. Auxquels on peut ajouter quelques crabes, blattes, cousines et tantes de passage. Les relations avec les garçons, sujet préféré des filles en pleine croissance, s’avèrent souvent compliquées. Elles tâtonnent, font leur expérience sur le tas, faisant des erreurs au passage. Quoiqu’il en soit, ces garçons m’ont paru bien gentils, comparés aux spécimens de la vie réelle…

C’est un livre délicieux pour plonger dans l’ambiance familière, pour moi, d’une famille de filles en pleine (pré ou post) puberté. Évidemment, ne lisant pas, ou si peu, de littérature jeunesse, je n’avais pas suivi la parution des quatre tomes depuis 2003 : Enid, Hortense, Bettina, Geneviève. J’ai eu un peu de mal à distinguer les trois sœurs ados les unes des autres, j’avais du mal à leur donner un âge parfois. Tous les personnages ne sont pas aussi développés les uns que les autres. L’humour de l’autrice est absolument irrésistible et j’ai été prise de fou rire face à certains dialogues. J’ai bien sûr beaucoup apprécié ce festival de prénoms désuets ou exotiques, qui n’épargne pas les animaux. Une chose est sûre, j’ai besoin d’explorer plus avant la littérature jeunesse contemporaine !

Malika Ferdjoukh, Quatre sœurs, L’École des loisirs, 2010, 609 p.

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