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Le Nain noir

26 août 2012

Pour une première approche de Walter Scott, j’ai trouvé dans ce roman à peu près tout ce à quoi je m’attendais. Les paysages écossais tourmentés servent de cadre à de sombres querelles de voisinage. Dans le contexte de l’union de l’Écosse et de l’Angleterre, en 1707, la région est au bord de l’insurrection.

Étranger à ces préoccupations, un être horriblement difforme cultive son potager. Le nain Elshie de Mucklestane s’est retiré de la société des humains, ne supportant plus les humiliations et les quolibets que lui valait son étrange aspect. Inspiré par une rencontre faite par l’auteur, ce personnage bénéficie d’une intéressante étude psychologique, qui fait plutôt défaut aux autres.

Il n’a aucun mal à se faire passer pour sorcier dans cette région reculée, éprouvée par les rigueurs du climat et les rapines des brigands. Une histoire d’amour contrarié va le forcer à sortir de sa retraite et à fréquenter ces voisins qu’il méprise tant…

Le livre se lit rapidement, avec les rebondissements classiques du roman d’aventure. J’ai trouvé les explications du début un peu forcées, à travers des dialogues pédagogiques, et les intrigues amoureuses cousues de fil blanc. L’auteur lui-même ne le considérait pas comme son chef d’œuvre. J’ai beaucoup aimé son ambiance sombre et mystérieuse, cependant, et continuerai avec plaisir dans la découverte de Scott.

Walter Scott, Le Nain noir, Ed. Gallimard,
« Pléïade », 2003, p. 551-709 (1816)

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6 commentaires leave one →
  1. 26 août 2012 11:37

    Pas lu, mais en revanche ai lu Ivanhoe, Quentin Durward et Richard coeur de lion, qui sont plus connus.

    • 30 août 2012 09:57

      Le Nain noir n’est pas mal. Je le trouvais un peu court, avant de lire le Coeur du Mid-Lothian, qui était très très long. Du coup, je ne vais pas foncer tête baissée dans Scott pour le moment.

  2. 28 août 2012 21:10

    Il me semble qiue je l’ai dans ma PAL, il va falloir que je le ressorte !

  3. 31 août 2012 10:44

    Oui j’ai bien aimé celui-ci, très frais, parce que bien plus court que ses autres romans !

    • 31 août 2012 12:02

      Je crois bien qu’ici, la longueur est un avantage en effet. Parce que quand il fait long, c’est looong !

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