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A Dance with Dragons

5 décembre 2012

dance_with dragonsL’intérêt réside davantage dans le voyage que dans la destination. Voilà une maxime à ne pas perdre de vue quand on se lance dans la saga A Song of Ice and Fire. Ce cinquième tome était attendu avec une impatience frôlant le délire. Il faut dire que George R. R. Martin, incapable de rendre son dernier tome à temps, avait décidé de le publier en deux parties. C’est donc la deuxième partie de A Feast for Crows, et cinquième tome de la série, qui m’a tenue en haleine pendant plus de deux mois.

 “I am only a young girl and know little of such things.”

Daenerys m’avait beaucoup manquée dans A Feat for Crows, l’intrigue de Meereen apportant un contrepoint à celle de Westeros. Son histoire est la plus statique de toutes dans ce tome. Elle évolue pourtant beaucoup, s’improvisant tacticienne rouée, soupirant comme une jeune fille après son amoureux. Elle règne sur un monde pourrissant, auquel elle reste curieusement attachée, au lieu d’aller réclamer sa couronne sur un autre continent. Il faut attendre le dernier tiers du livre pour voir un peu d’action, et ça valait le coup d’attendre ! Les dragons ont grandi, ce sont maintenant des bêtes immenses, terrifiantes. L’héritière des Targaryen parviendra-t-elle à prendre son envol au milieu des intrigues de cour malsaines ?

Autre personnage dont on peut difficilement se passer, Tyrion voyage beaucoup. J’ai beaucoup ses pérégrinations, l’héritier Lannister subissant les pires outrages avec une certaine philosophie. On peut voir un clin d’œil à Bilbo le hobbit de Tolkien lorsque le prince nain subit un transport en tonneau peu agréable. Le personnage devient plus sentimental, commence à se rendre compte que c’est nul de coucher avec des prostituées, suite à une scène assez répugnante.

 “For the night is dark and full of terrors.”

Jon assume comme il peut ses nouvelles fonctions de responsable du Mur. Encombré de sauvages, de géants et d’une reine acariâtre, il trouve une alliée en la personne de  Melisandre. La magicienne au service de Stannis, voit en lui de grandes choses, bien qu’elle ne soit pas toujours capable d’interpréter ses propres visions. La religion de R’llor est une des moins sympathiques qui soit, consistant en sacrifices par le feu, pour dissiper les ténèbres. Au choix, je préfère encore le dieu noyé…

Bran et Arya ont malheureusement trop peu de chapitres pour des personnages aussi attachants. Les deux explorent des côtés obscurs de la magie et devraient jouer un rôle capital dans les tomes suivants. Il arrive des choses très perturbantes à Arya, que je trouve en même temps fascinantes. Voilà un personnage que j’ai hâte de voir grandir, même s’il est douteux qu’elle devienne très sympathique.

“My name is Reek. It rhymes with freak.”

Beaucoup de nouveaux personnages secondaires dans ce cinquième tome. Certains sont déjà connus mais apparaissent juste sous un autre nom ; à la lectrice sagace de déceler les indices pour les identifier, comme pour Reek. Malheureusement, la plupart ne font pas beaucoup évoluer l’histoire et ne sont même pas sympathiques. On a ainsi droit à de longs chapitres mentionnant leurs faits d’armes, leurs plats favoris, leurs manies sexuelles. De cette floppée de vieux guerriers endurcis, j’ai fini par mélanger les noms, l’origine et, plus grave, les alliances. Avec le temps qu’il m’a fallu pour venir à bout des 1051 pages, j’avais un peu oublié le début, sans parler des tomes précédents…

Je suis contente du voyage. Toutefois, je préfèrerais que l’auteur se consacre à écrire la fin de la série plutôt que de se participer à l’adaptation télévisée de celle-ci ! Contrairement à certaines critiques acerbes de lecteurs frustrés, je ne pense pas que l’auteur ait perdu le contrôle de son œuvre. Il est vrai cependant que le lexique des différentes familles figurant à la fin dépasse les capacités humaines. Mais on s’en fout un peu de l’arbre généalogique, tant qu’on retrouve régulièrement les personnages principaux.

La fin laisse présager une suite du tonnerre. Il me faudra, j’en ai peur, relire tout depuis le début pour arriver à me souvenir de tout.

George R. R. Martin, A Dance With
Dragons
, Bantam Books, 2012, 1051 p.

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One Comment leave one →
  1. 7 décembre 2012 23:30

    J’ai énormément aimé les passages avec Jon et surtout avec Bran et Arya. En revanche, Daenerys m’a vraiment ennuyée : comme tu dis, heureusement qu’il y a de l’action à la fin !! Et je ne vois pas trop où l’auteur veut en venir avec Tyrion !

    Mais comme tu dis, vivement la suite…

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