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Dragons et serpents

29 janvier 2013

dragons_serpentsAvec cette série autour des « Cités des Anciens », Robin Hobb apporte une suite à l’Assassin royal et aux Aventuriers de la mer. Je regroupe dans cette note les deux premiers tomes en français, qui correspondent à Dragon Keeper en version originale.

Les serpents, aidés de l’unique dragonne encore de ce monde, Tintaglia, ont remonté le fleuve jusqu’à l’aide traditionnelle d’encoconnage, près de la ville de Cassaric, dans le désert des pluies. Mais leur métamorphose s’avère décevante. Seules des créatures chétives et difformes s’extraient de leur cocon de bois sorcier. Ces dragons sont incapables de s’occuper d’eux-mêmes ; aucun n’a d’ailes suffisamment puissantes pour voler, encore moins pour chasser. Les habitants de Cassaric sont dans l’obligation de les entretenir, mais leur abnégation ne va pas jusqu’à vouloir se laisser bouffer gentiment par ces dragons toujours affamés…

Nombre d’habitants du désert des pluies présentent des caractéristiques physiques particulières, telles des écailles ou de membres griffus. Celles de Thymara sont tellement marquées qu’elle aurait du en toute logique être abandonnée à la naissance. Pourtant, son père n’a pu s’y résoudre et, à seize ans, elle s’avère une excellente cueilleuse à la cime des arbres. Mieux encore, lorsque les cocons des dragons s’ouvrent laborieusement, elle s’aperçoit qu’elle peut entendre les dragons, privilège accordé à certains humains.

Alise, fille d’une riche famille de marchands de Terrilville, est considérée comme une vieille fille à vingt-et-un an. Peut lui chaut, tellement elle se passionne pour l’étude des dragons et des Anciens. Pour avoir la paix, elle conclut un mariage de convenance avec le beau Hest, avec lequel elle partage une amitié de longue date avec Sédric. Mais le sacrifice de sa dignité ne serait-il pas trop cher payé ? Elle compte bien faire usage d’une clause de son contrat de mariage, quelques petites lignes insignifiantes qui l’autorisent à voyager pour observer de plus près les dragons…

Autour de ces deux personnages principaux gravitent marchands, marins, gardiens de dragons. Les intrigues convergent vers une cité de légende, dont les dragons se souviennent avec nostalgie. Pour ce périple, Thymara se retrouve enrôlée parmi les gardiens de dragons. Alise s’embarque pour le voyage de sa vie et se découvre plus aventurière qu’elle ne le pensait. Les dragons râlent et se mettent péniblement en route, se demandant combien vont survivre au voyage.

On retrouve le défaut habituel de Robin Hobb de délayer, délayer, délayer. L’histoire pourrait être passionnante si plus concise, mais avons-nous besoin de connaître le déroulement de chaque journée par le menu, combien de poissons chaque dragon a avalé, dans quel sens brosser leurs écailles pour qu’ils soient contents ? Quand je vois que la série compte déjà quatre tomes épais, je me dis que l’autrice s’est adonnée sans restriction à son goût pour l’analyse psychologique. C’est amusant de savoir à quoi un dragon peut bien penser mais il ne faut pas s’attendre à une action trépidante dans cette série.

Robin Hobb, Dragons et serpents, Pygmalion,
2010, 326 p. et Les eaux acides, 351 p.

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