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Shadowplay

3 juillet 2014

shadowplayPour ce deuxième tome de la série Shadowmarch, je serai obligée de dévoiler des éléments de l’intrigue, alors lecture à éviter pour celles qui sont en cours de lecture ! En même temps, cette série a-t-elle beaucoup de succès en France ? La décision de publier les tomes découpés en deux et, plus grave, de stopper la traduction française à mi-chemin, ne joue pas en sa faveur. Je vous encourage donc, si vous le pouvez, à la lire en version originale, car Tad Williams est un auteur tout simplement incontournable !

Deux événements dramatiques, l’attaque des Qar sur le village de Southmarch et la main-mise d’un traître sur le château, entraînent l’exil des jumeaux royaux. Briony, qui se contentait jusque là de suivre, se retrouve seule et doit improviser. Elle intègre une troupe de comédiens ambulants, se faisant passer pour une garçon, sans parvenir à tromper grand monde. Et la voilà interprétant le rôle de Zoria, sa déesse préférée, censée être une femme se déguisant en homme. On comprend tout de suite mieux pourquoi la première partie du roman s’intitule « Masques » et on s’amuse beaucoup plus qu’en la compagnie du pauvre Barrick, tombé entre les mains du terrible « Jack Chain », qui effraie même les créatures les plus sombres.

Fidèle à son serment, Vansen suit Barrick à travers les Ombres et le regrette de plus en plus. Outre la compagnie de Gyir, un Qar repoussant, il doit supporter la compagnie d’un corbeau bavard, aux goûts alimentaires douteux. Ce fichu Skurn se révèle parfait comme conteur pour nous introduire dans l’univers des légendes des créatures. Briony trouve l’équivalent en la personne d’une vieille femme vivant au fond des bois, ce qui nous fait progresser en douceur dans la connaissance de la mythologie.

L’intrigue se dévoile un peu plus et se profile rien moins qu’une guerre entre les anciens dieux, pour l’heure enchaînés, mais désireux de sortir à l’air libre. On se doute que ça ne va pas être de la tarte et qu’il y aura des alliances nécessaires mais fort désagréables.

Chert le Funderling s’initie à la captromancy, l’art de lire dans les miroirs, dont les descriptions sont tout à fait fascinantes. Certains miroirs sont en fait des portes vers d’autres mondes mais le mode d’emploi n’est pas fourni…

La guerre éclate pour de bon avec l’invasion de Hierosol, ville où le roi Olin Eddon est prisonnier, par le manifestement fou Sulepis, élu des dieux. Il n’hésite pas à employer des moyens conséquents pour récupérer sa jeune épouse, Qinnitan. Encore un léger regret que l’intrigue autour de celle-ci ne soit pas plus développée. On comprend qu’elle est amenée à jouer un rôle précis mais, en attendant, elle va à un endroit, se cache, est poursuivie et c’est tout.

Globalement, ce volume de la série est intéressant parce qu’il force certains personnages à la légèreté, comme Briony, et en rend d’autres un peu plus graves, comme le barde Matt Tinwright, qui ne pouvait pas éternellement vivre dans son monde d’illusions flatteuses. Il faut apprécier les intrigues lentes car, si les mystères semblent se dissiper, ce n’est souvent que pour atteindre un nouveau niveau de complexité, qui donne évidemment envie de lire la suite.

Tad Williams, Shadowplay, 2007

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