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Habitus de sujétion

13 octobre 2014

Des années après, lisant la biographie de Marie-Antoinette par Stefan Zweig, je penserai aux habitants du village de mon enfance et en particulier à ma mère lorsque Zweig parle de ces femmes enragées, anéanties par la faim et la misère, qui, en 1789, se rendent à Versailles pour protester et qui, à la vue du monarque, s’écrient spontanément Vive le roi ! : leurs corps – ayant pris la parole à leur place – déchirés entre la soumission la plus totale au pouvoir et la révolte permanente.

Edouard Louis, En finir avec Eddy Bellegueule

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