Skip to content

Petit enfer dans la bibliothèque

23 mai 2016

petitenferThursday, encore amochée suite à l’épilogue du Mystère du Hareng Saur, est prête à accepter la direction d’OS-27, le service réactivé des détectives littéraires, en affichant le degré d’OUFerie convenable. Compte tenu de son âge et de sa médiocre condition physique, elle hérite finalement du poste de bibliothécaire en chef du Wessex. La voilà donc à la tête de la bibliothèque de Swindon, incongrûment baptisée bibliothèque « Grolard – Buffet à volonté, boisson non comprise ».

L’établissement ne s’avère pas la sinécure promise.

Notre héroïne dure à cuire va côtoyer l’USB, Unité Spéciale des Bibliothèques, troupe d’élite qui ne rigole pas, comme le montrer sa tenue de combat réglementaire, « en treillis de camouflage couvert de dos de livres pour se fondre dans les rayonnages des bibliothèques ». Dans le monde de Jasper Fforde, les bibliothécaires sont naturellement une des professions les plus craintes et les plus respectées.

Pour corser le tout, les missions de Thursday vont être fortement perturbées par la permutation fréquente d’identité entre son corps usé et les répliques qui peuplent Swindon. Elle ne sait jamais si elle est elle ou un « Interim » voué à l’autodestruction rapide. Sa mémoire est de plus brouillée par sa terrible ennemie, Aornis Hadès, qui rôde toujours dans son entourage.

Sa situation familiale est, naturellement compliquée. Son fils Friday voit son destin contrarié suite à la désactivation des voyages dans le temps. Sa fille Tuesday est une surdouée enquiquinante qui planche sur une formule permettant de détourner  un châtiment divin, destiné à détruire le centre ville de Swindon. Le thème de la religion, développé ici de manière fort peu orthodoxe, nous fait croiser un ermite ornemental et donne des exemples d’organisations efficaces :

La Congrégation de la Défénestration perpétuelle était un petit ordre monastique dont les membres se jetaient par la fenêtre de leur abbaye deux fois par jour après la prière. (…) la communauté religieuse aurait perduré jusqu’à nos jours si un déménagement conçu en dépit du bon sens au huitième étage d’un immeuble n’avait provoqué son anéantissement en moins d’une heure. » (p. 310)

Une fois de plus, inventivité au top et fou rire garanti !

Jasper Fforde, Petit enfer dans la bibliothèque, Fleuve Editions, 2014 (The Woman Who Died a Lot, 2012)

Advertisements
2 commentaires leave one →
  1. 24 mai 2016 09:14

    Ah mais c’est le dernier paru, je le veux (forcément!)(mais j’attendrai le poche)(lire en VO c’est difficile, je l’ai fait, mais petits caractères)

    • 14 juin 2016 23:00

      C’est le dernier traduit, en tout cas, quoique je n’ai pas vérifié. La VO me semble périlleuse, et puis je risque de louper plein de blagues !

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :