Skip to content

Une histoire naturelle des dragons

2 janvier 2017

brennanA l’âge où les petites filles convenables jouent à la poupée, Isabelle ne songe qu’à disséquer des tourterelles et à collectionner les lucions, sorte de dragons miniatures qui pullulent dans les jardins. Elle nourrit sa passion pour l’histoire naturelle à travers les lectures empruntées à la bibliothèque paternelle, jusqu’à ce qu’une initiative prématurée lui vaille de sévères réprimandes, et l’injonction de rentrer dans le carcan des jeunes filles à marier.

C’est une lady Trent parvenue à un âge respectable qui offre ici ses mémoires à la masse de ses admirateurs. La vieille dame ne songe guère plus à préserver sa réputation et se penche avec nostalgie sur les périples de ses jeunes années. Elle est surprise elle-même de son respect de naguère pour les convenances. Il faut savoir que le monde décrit s’apparente à l’Angleterre du début du XIXe siècle, dénommé ici le Scirland.

La chasse au mari ne modère en rien les ardeurs dragonnesques d’Isabelle, qui fait le choix judicieux d’un parti aussi passionné par la recherche scientifique qu’elle. La rencontre d’un lord érudit leur donne l’occasion d’aller observer de près des dragons. Isabelle empaquette la moitié de sa maisonnée et se lance dans l’aventure, d’abord comme une vraie lady, soucieuse de son confort avant tout, puis comme une détective en herbe, déterminée à découvrir les secrets du village de Drustanev.

D’une lecture plaisante, ce roman conçu comme le premier tome d’une série ne met pas vraiment les dragons au premier plan. Les démêlés de l’héroïne avec les convenances constituent le letmotiv du livre, de façon un peu trop appuyée. Il y avait des exploratrices célèbres à l’époque, tout de même (enfin, dans notre monde ; difficile décidément de ne pas voir l’Angleterre dans le Scirland !). Les dragons sont vus sous l’angle de la recherche scientifique, mais ils constituent un prétexte à la mise en place d’une intrigue mystérieuse, avec des grottes peuplées de contrebandiers et la légende troublante du roi dragon qui met Drustanev en émoi… Bref, l’histoire est assez simple et annonce d’autres aventures, qu’on peut espérer plus complexes, voire plus magiques. A noter, la présence de jolies illustrations, censées être les croquis du premier livre publié de lady Trent.

Marie Brennan, série Mémoires, par lady Trent :
Une histoire naturelle des dragons (t.1), L’Atalante, 2016

Advertisements
No comments yet

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :