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L’Epopée d’une anarchiste

29 avril 2017

epopeeEmma Goldman, célèbre anarchiste, a écrit ses mémoires sur son parcours militant et sa vie personnelle. Son style y est très simple et naturel. Elle parvient à rendre ses choix surprenants parfaitement naturels et évidents.

Née en Russie, la jeune femme arrive à New York en 1889, à vingt ans, abandonnant sans regret une morne vie d’ouvrière et un mariage raté. Attirée par le milieu militant, elle fréquente pendant plusieurs mois les meetings, cherche à se rapprocher tout de suite du mouvement anarchiste. Elle y rencontre des jeunes hommes sérieux, parlant de tout sacrifier à la Cause, et prosternés l’instant d’après à ses pieds, à bégayer des mots d’amour. Cette femme, dont on connaît surtout le portrait assez revêche fait à la quarantaine, avait en effet un succès fou. Ressentant douloureusement la difficulté de choisir, elle met en pratique sa propre conception de l’amour libre, envisageant de quitter son compagnon dès qu’il manifeste « l’instinct de propriété du mâle ».

Devenue à son tour une oratrice incontournable, elle rencontre des personnalités du mouvement anarchiste en Europe, tels Kropotkine ou Louise Michel. Elle mène une vie trépidante de voyages et de conférences. Elle se lance dans des études d’obstétrique à Vienne et pratique ensuite le métier de sage-femme aux Etats-Unis. Ses convictions féministes ne peuvent que s’en trouver renforcées. Elle se rend compte du « combat aveugle et féroce des femmes pauvres contre leurs trop nombreuses grossesses », qui va jusqu’à des méthodes violentes pour provoquer des fausses couches. Elle milite alors pour la contraception et sera arrêtée pour distribution de propagande.

Toujours proche des anarchistes, non nom est mêlé à des attentats. Elle voit ses amis arrêtée, fait elle-même l’expérience de la prison. La voilà exilée en Russie en 1919. Son sincère enthousiasme suscité par la révolution russe de 1917 ne tarde pas à se heurter à la triste réalité de la répression des opposants politiques et de la corruption, qu’elle n’hésitera pas à dénoncer dans ses écrits. De retour en Europe, elle maintiendra ses activités politiques et féministes jusqu’à la fin de sa vie.

Emma Goldman, L’Epopée d’une anarchiste : New York 1886-Moscou 1920

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