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The Black Angels à la Cigale

2 octobre 2017
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Il fallait bien les Black Angels pour me faire remettre les pieds dans une salle de concert parisienne ! Leur tournée européenne passait par Paris le 29 septembre, avec une première partie inespérée : A Place to Bury Strangers. Près de trois heures d’extase, avec peu de temps morts.

A Place to Bury Strangers offre une expérience sensorielle totale. Début du concert annoncé pour 19h30, ce qui signifie après 20h la plupart du temps. Mais pas cette fois ; le groupe a attaqué à 19h35, alors que la salle se remplissait encore. Guitares incisives, lumières épileptiques. Face à un tel mur de son, les bouchons d’oreilles s’imposent ; il serait dommage de leur garder rancune d’une légère perte auditive à l’issue du concert… Peu d’interaction avec le public au début. Oliver Ackermann chante les yeux fermés, triture sa guitare d’une main experte, la lance nonchalamment en l’air d’un geste étudié. La remarquable batteuse Lia Simone Braswell a l’air de s’en donner à cœur joie et chante tout du long, en accompagnement et une fois en solo. D’après certains comptes-rendus des concerts précédents, je m’attendais à une bouillie sonore oppressante, or le son a été moins crade que prévu et j’entendais bien la voix du chanteur. Au milieu de « Drill it Up », le bassiste Dion Lunadon saute dans la fosse et termine le morceau au milieu des premiers rangs. L’attitude distante des musiciens se transforme en conquête progressive de l’espace de la salle. Les derniers morceaux seront joués par les trois musiciens au beau milieu de la fosse, au contact du public ravi, donnant une impression de partage et de simplicité.

Les Black Angels entrent en scène après une courte pause face à une salle électrisée. Ici, le spectacle repose surtout sur les motifs psychédéliques projetés en boucle et sur la voix merveilleuse d’Alex Maas. Le public est conquis dès les premières notes de « Currency » et rugit de joie au début de chaque chanson. Pas mal de titres de Death Song et des premiers albums, aucun d’Indigo Meadow, il me semble. Le groupe reste concentré sur son jeu, là encore peu d’interaction avec le public mais des musiciens au sommet de leur art, planant autant que la salle. Alex Maas chante lui aussi les yeux fermés, sa voix au timbre si chaleureux transperçant les nappes d’instruments déferlant au rythme des kaléidoscopes multicolores. Les morceaux se sont enchaînés sans répit, à part un problème technique à un moment. Je n’ai pas tardé à faire des bonds et à chanter à tue-tête jusqu’à la fin (paroles approximatives de ma part, je le crains).

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